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Ainsi, beaucoup de jeunes filles, mais aussi de femmes de 30 ou 40 ans, sont ennuyées par des problèmes d'acné. Les pilules, en mettant au repos les ovaires, diminuent les taux d'hormones mâles et peuvent ainsi améliorer l'acné, surtout les pilules de 3ème génération (non remboursées). Les pilules remboursées aggravent parfois l’acné car leur progestatif plus ancien dérive des hormones mâles.
Grâce à son climat hormonal stable, la pilule peut traiter de nombreux troubles du cycle, parfois après plusieurs changements de composition.
Risque cardiovasculaire.
La pilule peut favoriser la survenue d'accidents rares mais graves chez des femmes à risque. En effet, le sang coagule plus facilement du fait de l'éthinyl-estradiol qui est un oestrogène synthétique.Elle peut de ce fait être responsable :
- d'accident veineux : phlébite (caillot dans les veines profondes), ou embolie pulmonaire (caillot formé dans une veine puis migré jusqu'au poumon),
- ou d'accident artériel: infarctus du myocarde (crise cardiaque) ou accident vasculaire cérébral (congestion cérébrale, principale cause des hémiplégies qui sont des paralysies de la moitié droite ou gauche du corps).
Ce risque accru n'existe que pendant la prise de pilule et disparaît à son arrêt. En effet, au contraire de ce que l'on a longtemps cru, les œstroprogestatifs ne provoquent pas le développement des plaques d’athérome et " n’abîment pas les artères ".
Risque veineux.
Les oestroprogestatifs augmentent de 2 à 3 fois le risque de phlébite. Cet accident est très rare chez la femme jeune.Mais la prise d'oestroprogestatifs est déconseillée dans les situations à risque d'accidents veineux:
- transitoirement, en cas d'immobilisation prolongée (jambe dans le plâtre, opération grave) : il faut toujours penser dans ces cas à demander l'avis du chirurgien sur un éventuel arrêt momentané de la contraception (et bien sûr prendre un autre moyen contraceptif si besoin),
- définitivement, en cas d'antécédent personnel de phlébite profonde ou d'embolie pulmonaire. Les paraphlébites ou phlébites superficielles ne sont en général pas une contre-indication à la prise ultérieure de pilule, car elles sont souvent liées à un ralentissement du sang dans les veines superficielles, par exemple en cas de varices, et non à un sang trop coagulable.
S'il y a plusieurs cas de phlébites dans la famille, on conseille habituellement de faire effectuer une recherche d'anomalies héréditaires de la coagulation, qui pourraient contre-indiquer la prise de pilule.
Risque artériel.
Le tabac constitue le principal facteur de risque d'accident cardiaque ou cérébral, par trois mécanismes :
- l'association pilule-tabac perturbe encore plus la coagulation que la pilule seule,
- l'excès de nicotine (lorsque l'on fume 20 cg en soirée..) peut provoquer un spasme artériel, l'artère plus étroite risque de se boucher si un caillot se forme,
- le tabac rigidifie au long cours la paroi des artères et diminue leur calibre en favorisant le développement de plaques d'athérome.
Le risque d'accidents cardiaques chez une fumeuse de plus de 35 ans est tel qu'il constitue une contre-indication formelle à la prescription d'une pilule oestroprogestative.
Un excès majeur de cholestérol ou des triglycérides, le diabète, l'obésité, l'hypertension artérielle, un lupus sont autant de facteurs de risque vasculaire, qui peuvent conduire à interdire ou à moduler la prise de pilule.
Chez une femme ne présentant aucun de ces problèmes, il est habituellement admis que la prescription d'une minipilule faiblement dosée (de 3ème génération, en particulier à 20 ou 15 microgrammes d'éthinyl-oestradiol) est possible entre 45 et 50 ans car elle n'augmente pas le risque d'infarctus du myocarde ou de congestion cérébrale. Le sur-risque de phlébite persiste par contre comme à tout âge.
Pilule et cancer.
Pilule et fertilité.
Autres risques évoqués.